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ALBAN FICAT

 

Créateur-sculpteur au talent inimitable

 


Début d'interview - Tirée en partie du site Objectible


Son cursus professionnel

 

A. Ficat :
Eh bien, en fait rien à voir avec la sculpture. J’ai fait une maîtrise de droit, une maîtrise de droit privé exactement et c’est pendant que j’étais en licence que j’ai envoyé à Casterman une photo d’une statuette que j’avais faite de Tardi, de la momie d’Adèle.
Casterman a cru que c’était un projet professionnel alors que moi je voulais juste qu’ils envoient les photos à Tardi et obtenir peut-être une dédicace en retour, un dessin.
Et en fait il y a eu un mic-mac qui a fait qu’ils ont cru que c’était un projet professionnel, et ils m’ont dit « OK, Tardi est Ok pour faire la statuette, combien voulez-vous faire d’exemplaires ? ».

Moi, en grande panique, je rappelle Casterman en leur disant que j’étais en licence de droit, que je n’avais pas du tout prévu ça à la base et Sophie Lévy qui était responsable des produits dérivés chez Casterman à Bruxelles a été adorable avec moi et m’a dit : « Ecoutez ! Je mets votre dossier sous le coude, montez votre structure, prenez le temps de monter votre projet et dès que c’est prêt vous me passez un coup de fil et on s’occupe de ça. »


Son apprentissage à la sculpture


A. Ficat :
Je fais de la pâte à modeler depuis que je suis tout petit. J’ai toujours aimé ça ; j’ai toujours aimé la play-doh.


Je me faisais des statues comme ça pour m’amuser, car je trouvais les statues en général très chères et elles ne représentaient pas forcément les persos que j’aimais avoir en 3D. Donc Je m’amusais à en faire pour moi.


Sa structure Mystery Models  et ses études de droit


A. Ficat :
J'ai arrêté mes études de droit après ma maîtrise, je montais déjà Mystery Models quand j'étais en licence pour sortir La Momie d'Adèle Blanc-Sec, qui est finalement devenue Brindavoine. Brindavoine est sorti après ma maîtrise, c'est donc pour gérer sa commercialisation et préparer de nouveaux prototypes (Corto) que j'ai arrêté le droit. Mais mes études ne m'ont pas servi à rien, elles m'ont aidé à monter mon entreprise et comme je m'étais spécialisé dans la protection intellectuelle, cela m'a familiarisé avec les concepts d'ayant-droits, de licence, tout un tas de notions extrêmement liées à notre activité de sculpture para-bd.

Aujourd'hui Mystery Models n'existe plus, le dernier projet qu'elle aura fait naître fut Pinocchio, dont je suis très fier car la statuette m'avait permis de rencontrer Winshluss et qu'elle m'a fait connaitre les Requins Marteaux, qui sont des gens extraordinaires: passionnés et curieux comme il est très rare d'en rencontrer. D'ailleurs si vous n'avez pas lu "Pinocchio" courrez l'achetez c'est un bijou, il y a aussi récemment chez eux les "Melons de la colère" de Bastien Vivès qui m'a bouleversé. Le sujet est dur, c'est violent et ça m'a retourné comme une crêpe. Ça m'a rappelé la puissance que peut avoir ce fantastique medium qu'est la bande dessinée.


Sa passion pour  la BD


A. Ficat :
Je suis très fan de Bd de manière générale ; j’aime un peu tout mais je suis un gros lecteur de Comics, de BD Franco Belges.
Actuellement dans ce qui sort, je regarde plus du côté des indépendants ; j’ai bien sûr tous les vieux albums et classiques de la BD Franco-Belge (Peyo, Morris, Franquin). Boulet aussi, j’aime beaucoup ce qu’il fait.

La rencontre de Pascal Rodier et son intégration chez Fariboles


A. Ficat :
Alors ça c’était après le Brindavoine de Tardi que j’avais sorti avec ma structure « Mystery Models » et avec Like an Angel qui s’était occupé de la fabrication ; j’avais absolument envie de faire un Corto et j’avais contacté les ayants droits de Corto plus ou moins chapeauté par Sophie Lévy de Casterman ( ça m’a un petit peu aidé ) qui m’ont donné carte blanche et j’ai donc sculpté un Corto et lorsque le Corto a été approuvé, je suis allé voir LAA en leur disant « est-ce que ça vous branche de le produire ? », et là LAA m’a dit qu’ils seraient bloqués à 200 exemplaires et moi je voulais en sortir un peu plus ; je voulais en sortir 300 exemplaires pour diminuer les coûts de fabrication et arriver à avoir un produit un peu moins cher à l’arrivée et là LAA m’a dit : « Non ! on ne peut pas assurer au-delà de 200 ex, désolé, ça va être compliqué ».
A partir de là j’ai envoyé un mail à Pascal sans trop y croire en lui disant : « Voilà j’ai un Corto approuvé, je cherche un fabricant pour le produire, est-ce que ça peut vous intéresser ? » Et là Pascal m’a dit : « Eh bien, il faut qu’on en discute sérieusement, viens me voir à Rouen, viens me monter le projet » et à l’issue de cette rencontre, Pascal allait produire le Corto sous le label Fariboles et l’aventure était lancée.


La répartition des rôles


A. Ficat :
En fait ça fonctionne un peu à l’envie. Le problème ne s’est jamais trop posé. Franquin par exemple c’est toujours Pascal qui s’en occupe.
Pascal adore Franquin, c’est son truc, il s’éclate trop à les faire. Naturellement le problème ne se pose pas quand Pascal a envie de faire une pièce de Franquin et c’est un peu la même chose pour moi avec Peyo. Pascal me voit tellement content quand il me voit faire des pièces de Peyo il ne se propose pas à ma place.


Par contre, pour Le Petit Spirou, j’ai fait Mr Mégot, il a fait Vertignasse, c’est vraiment quelque chose qui fonctionne à l’envie.
On travaille chacun un peu dans notre coin. Tous les deux, on communique beaucoup par mails.
Je lui envoie des photos régulièrement, si ce n’est pas tous les soirs, c’est un soir sur deux et on fait régulièrement des bilans de ce qui va bien ou pas ; ça nous permet de gagner beaucoup de temps.


La première ébauche que j’amène à Rouen ou à Paris car on ne peut pas l’envoyer.
Et là on dîne tous les deux autour d’un bon plat, la plastiline entre nous deux et souvent il sort sa petite spatule et fait les dernières petites retouches qui manquent.

Comme Pascal a un œil très objectif et voit tout de suite ce qui ne va pas, les défauts, et du coup cela nous permet d’avancer rapidement et moi ça m’évite de tâtonner des jours et des jours sur une attitude, une position.

La sculpture, est-ce un don ?


A. Ficat :
Franchement, je ne sais pas trop car les personnages de Peyo, d’un point de vue technique, ce ne sont pas forcément les plus réussis je trouve. Cela peut paraitre peut-être présomptueux de dire quelque chose de pareil mais il est possible qu’il y ait mon amour de l’univers de Peyo qui passe dans ces statuettes-là. J’adore les Johan et Pirlouit depuis que je suis tout petit ; je garde des souvenirs vraiment émus de moi petit avec mon frère et ma sœur à lire des Johan et Pirlouit et je crois que je les aime vraiment vraiment ces personnages, et du coup c’est peut-être ça qui fait la différence. Vraiment j’y mets énormément d’amour. Et par exemple le Lucky Luke je le trouve d’un point de vue technique beaucoup plus fin, beaucoup plus précis, beaucoup plus juste. C’est une des statuettes qui m’a donné du fil à retordre mais c’est une de celles dont je suis le plus content. Mais celles de Peyo, c’est celle dans lesquelles je mets le plus d’amour.
 


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